Réveil, bus, dodo. Les journées, que dis-je les semaines s'enchainent. Toutes identiques. Des mots à comprendre, des notions à retenir, des leçons à apprendre ... Prendre un note toutes ces choses " important[e]s pour le bac ". Deux années à assimiler. Le mot " bac " construit une anaphore dans ma vie. & l'an prochain est effreyant. & si ... Ca commence à être sérieux. A vrai dire, tout devient sérieux. Les études, la vie, l'entourage, les gestes, les paroles ... S'engager, ils n'ont que ça à la bouche ! & quand tu sais pas, quant t'as pas d'avis eh ben ... ? tu nages. Cependant, parler tous les jours de morts, de maladie, de soins ne me gêne pas. C'est ce que j'ai choisi. Mais la motivation stagne. Tu n'es plus sure, tu doutes, t'as peur ... Tu prévois tout ce travail, tu n'oses pas imaginer. Si ils avaient raison, si c'était pas fait pour toi .. Tu changes, & tu rêves à présent de soleil, de mer, de ritals. Si c'était ça le bonheur. Ces moments loins de tout & appréciables. Sentir l'agitation, sortir dans la chaleur du soir, marcher pieds nus sur le sable brulant, parcourir les ruines romaines, créer des souvenirs. Respirer l'air pur & rire autour d'un jeu de cartes. Mais encore, se prendre en photo sur la plage & les regarder glisser. Dorer sous le soleil tiède, papoter & potiner... Nostalgie d'un été .